Centres sociaux
Vers la tendresse

Vers la tendresse - Bande Annonce
Alice Diop, 2015
Résumé
Ce film est une exploration intime du territoire masculin d’une cité de banlieue. Suivant quatre jeunes hommes, nous arpentons un univers où les corps féminins ne sont plus que des silhouettes fantomatiques et virtuelles. Les déambulations des personnages nous mènent à l’intérieur de lieux quotidiens où nous traquerons la mise en scène de leur virilité ; tandis qu’en voix off leurs récits dévoilent sans fard la part insoupçonnée de leurs histoires et de leurs personnalités.
3 raisons de projeter ce film dans votre centre social
1 - Sortir de la pudeur émotionnelle en écoutant des voix masculines parler de leur rapport aux autres
2 - Comprendre les enjeux de l'amour et de la sexualité dans une banlieue parisienne
3 - Interroger collectivement la place de la tendresse dans nos vies

Éducation à l’image
Des voix et des images, ou comment réinventer le regard caméra
Le documentaire est souvent une affaire de témoignage. Avec lui, on cherche à représenter le réel, lui donner un goût de vécu. On montre en filmant, en enregistrant. Mais comment représenter l'inconfort, la pudeur ? Comment laisser au jugement d'un·e spectateur·ice des discours intimes et parfois problématiques ? Dans Vers la tendresse, Alice Diop révèle sans trahir. Elle s'adapte à ses protagonistes. Elle fait entendre des voix qui n'ont pas souvent la parole, tout en remettant en cause leur discours quand il le faut. Quatre portraits d'hommes parlent d'amour et de sexualité. Elle les filme dans leurs activités quotidiennes, des choses qu'ils maitrisent. Aller au kebab, faire des paris sportifs, prendre les transports, etc. Ils n'interagissent pas entre eux. Et juste pour nous, dans nos oreilles de spectateur·ices : leurs mots. Au générique, on apprend que les deux premiers portraits sont incarnés à l'image par d'autres. La distance est créée. Puis les deux derniers témoignages laissent davantage la place à l'intime. Le film avance, on passe doucement la barrière de la gêne pour arriver à la tendresse d'aimer.

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«Alice Diop donne la parole à quatre jeunes hommes d’une cité de banlieue qui au gré de leurs déambulations urbaines se confient avec une grande sincérité sur leurs relations amoureuses. Leurs récits amènent à s’interroger sur les injonctions à la virilité non pas de façon théorique mais en cheminant vers la tendresse, à leurs côtés.
Ce film est important car il donne à entendre dans toute leur complexité des récits que l’on entend peu. Un film à montrer et discuter au centre social avec des ados mais pas que ! »
Paula, salariée au centre social Air Bel (Marseille)

Public : Ados/Adultes
Mots-clés : Portraits - Société - Amour - Jeunesse - Banlieue
Priorité(s) nationale(s) FCSF : Reconnaissance et légitimité des jeunes (Priorité 2) / Discriminations et rapports de domination (Priorité 5)

Liens ressources
Avec Alice Diop : réfléchir autour de la tendresse (France Culture) et comprendre les enjeux de filmer le 93 (Médiapart)
D'autres voix qui parlent d'amour, dans d'autres banlieues : au Havre (Arte Radio) et à Vaulx-en-Velin (France Culture)
S'interroger sur la place que doit prendre la tendresse (Louie Media)

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