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124 jours
77 min
Tunisie, 2025

Musique originale : Abdullah Miniaway Production : Exit Productions
Arabe, Allemand
Français, Anglais

États généraux du film documentaire de Lussas 2026 - Route du doc Tunisie

Tunisie



Résumé


Dans une ferme située sur une colline à la frontière tuniso-algérienne vécut Gisela Bergman, une octogénaire allemande, pendant plus d’un demi-siècle. Elle éleva une lignée de chevaux pur-sang arabe et vécut en symbiose avec la nature, malgré la dureté des conditions. Après sa mort, Amara, en compagnie de Zouhayer, continue la lutte au quotidien pour maintenir en vie le rêve de Mme Bergman.

L'avis de Tënk


Ce qui, au premier abord, frappe dans Sur la colline, c’est la place et la qualité de la photographie. Cela vient de la vocation première de l’artiste visuel qu’est Belhassan Handous. On pourrait appréhender que la photo se soit substitué à la narration. Il s’agit certes d’un portrait, celui, en plus, d’une personne dont l’activité, du fait de l’âge, est désormais réduite. Mais c’est précisément là où tout se joue, dans cette limite entre la vie et la mort. Le film aurait pu céder à la rétrospection, à tomber dans la nostalgie, voire dans un inutile lamento devant l’imminence de la fin. Le regard est dirigé ailleurs. Il est porté sur le vivant dans ses différentes manifestations, le minéral, le végétal, l’animal et l’humain qui en fait partie. Dépourvus de tout effet décoratif, ils acquièrent une valeur testimoniale. Mieux, ils sont actants dans le mesure où ils meurent et renaissent. Telle est la signification profonde du film. Envisagé dans sa globalité, le monde est traversé par un mouvement où la mort n’est pas la fin mais un moment dans une dynamique cyclique. Et quoi de mieux que le cinématographe pour raconter cette alchimie ?

Tahar Chikhaoui
Critique, traducteur, programmateur

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