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130 jours
106 min
Cambodge, France, États-Unis, 2014

Musique originale : Scot Blackwell Stafford Production : Pearl City Entertainment, Harmony Productions, Primitive Nerd, LLC, Skydog Projects
Français, Anglais, Khmer
Français


Musique



Résumé


Au moment de la guerre du Vietnam émergeait au Cambodge le son d’un rock’n’roll unique qui combinait les rythmes traditionnels khmers et les derniers tubes américains, anglais et français. La prise de pouvoir des Khmers rouges le 17 avril 1975 mit un arrêt brutal et définitif à cette douce révolution. Les quelques artistes survivants de cette époque et beaucoup d’images d’archives témoignent de l’incroyable épopée du rock’n’roll cambodgien. Le film nous projette dans la violence de l’histoire et l’anéantissement de tout un pan de la culture cambodgienne, l’extinction pure et simple d’un genre musical, de ses chanteurs, danseurs et musiciens.

L'avis de Tënk


Dans les années 60 et 70, les musiciens cambodgiens sont à l’écoute des radios américaines qui émettent depuis le Viêtnam. Ils mêlent ces influences aux mélodies et aux rythmes de leur musique traditionnelle, pour donner naissance à une scène et à un son unique. Toute une jeunesse embrasse avec enthousiasme la culture occidentale, et danse au rythme de Sinn Sisamouth et Ros Sereysothea. La guerre, les retournements successifs du prince Sihanouk, puis l’arrivée au pouvoir des Khmers rouges en 1975 viendront balayer ce mouvement. Intellectuels, artistes et musiciens sont arrêtés et éliminés. Débute alors un des génocides les plus brutaux de l’histoire : 2 millions de personnes, soit un quart de la population cambodgienne, y laisseront leur vie.
Dans son précédent documentaire, Sleepwalking Through the Mekong, le réalisateur John Pirozzi accompagnait le groupe californien Dengue Fever, spécialisé dans les reprises de la musique cambodgienne des années 60/70, lors de leur premier voyage le long du Mekong. Il poursuit ici son exploration de cette culture méconnue, qui a bien failli disparaître sans laisser de traces.
À travers des archives somptueuses et des témoignages bouleversants, Don’t Think I Have Forgotten nous projette dans la violence de l’histoire, à travers la disparition et l’anéantissement de tout un pan de la culture cambodgienne, l’extinction pure et simple d’un genre musical et de ses protagonistes.

Benoît Hické
Programmateur et enseignant

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