Résumé
Marges de la grande ville : logiques d’exclusion, vies et cabanes à l’abandon, le besoin et l’énergie de mettre en mots et en images la grâce cachée des existences reléguées.
L'avis de Tënk
« La prunelle, c’est ce qui vous est offert au bout d’un long processus de maturation. Remarquez bien, elles étaient mûres, à point, le bon jour, j’avais faim. […] Si c’est aussi simple, c’est aussi très compliqué. C’est l’innocence du désir et j’y arrive. Je retombe toujours sur mes pieds. Mais, c’est pas des façons me direz-vous ? Si, ça en est, c’est ça qui est sérieux. C’est l’enfance. »
Pierre Louapre
Lors de la première au FIDMarseille en 2024 Pierre Louapre a présenté son premier film comme ces poèmes d’adolescence que l’on n’ose montrer à quiconque. La Prunelle rouge est un palimpseste des déambulations du réalisateur, un carnet cinématographique dans lequel ses photographies et son écriture fleurissent comme des herbes sauvages à travers les fissures d’une géographie sentimentale. Un regard inattendu sur le monde, un cinéma fait avec très peu (des bribes, des souvenirs, des ruines, des traces) qui est capable, par acte de poésie, de faire ressentir la grâce éphémère et douloureuse de vivre autrement.
Entretien avec Pierre Louapre - FID Marseille
Margot Mecca
Productrice, programmatrice, chercheuse