Résumé
L’histoire d’un soldat serbe qui n’a jamais voulu l’être. Sa décision de ne jamais appuyer sur la gâchette le conduit à la résistance, puis à la prison militaire. Il réussit à quitter la zone de guerre en simulant une maladie mentale, et retourne à Belgrade via l’asile psychiatrique, le jour où l’Otan commence à bombarder tout le pays.
L'avis de Tënk
Ce qui séduit dans ce film c’est d’abord son étrangeté. Le réalisateur investit son film d’images hétéroclites, parfois abstraites, à la limite de l’expérimental, à l’instar des images thermiques qui, au contact du récit, prennent la teinte d’un cauchemar. Du sentiment d’étrangeté, on glisse vers une véritable inquiétude. Le film tire sa réussite dans l’usage de ces procédés esthétiques, mis au service d’une réflexion sur la guerre et le sens de l’Histoire. C’est toute l’audace de ce court métrage aux dimensions d’une chronique : faire tenir en 19 minutes, le récit d’une génération traumatisée par la guerre qui ne cesse de s’inquiéter pour son avenir comme pour le nôtre.
Leïla Tsakaiev
Chargée de mission Images de la culture