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66 min
France, 2011

Production : Éric Baudelaire

Programmé par Antoine Thirion



Résumé


En 1971, l’Armée rouge japonaise, groupe armé d’extrême gauche engagé dans des actions terroristes, s’exile au Liban et s’engage aux côtés du Front populaire de libération de la Palestine. Sur des images Super 8 de Beyrouth et de Tokyo tournées de nos jours par Eric Baudelaire, le cinéaste Masao Adachi, membre du groupe, et May Shigenobu, fille de Fusako, la dirigeante de l’ARJ, témoignent de ces années de lutte et de vie clandestine.

L'avis de Tënk


Pourquoi filmer ? Un subterfuge possible à cette question essentielle peut être de le faire, modestement mais impérieusement, à la requête du sujet auquel on s'intéresse. C'est ici en échange de sa participation au film d'Éric Baudelaire que le cinéaste révolutionnaire Masao Adachi en fait la demande depuis le Japon où il est désormais assigné à résidence, toutes les images filmées au cours de son exil au Liban ayant été détruites dans des affrontements. C'est encore pour offrir au récit de l'enfance de May des images jadis proscrites en anticipation de représailles à l'engagement politique de sa mère, la leader de l'Armée rouge japonaise Fusako Shigenobu. On sait combien les formes dialogiques de la correspondance, de l'adresse, de la lettre sont centrales dans les travaux d'Éric Baudelaire. Capsules temporelles, elles cherchent à surmonter la réalité de la distance et de l'exil ; à bâtir des ponts rompus entre l'idéal politique et la réalité historique ; à diriger un passé perdu vers un avenir possible.

Antoine Thirion, programmateur du Festival du film de Locarno

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