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Disponible en location

13 min

Espagne, Vénézuela, 2021

Production : Dvein Films, Lejos Lejos

Programmé par François Waledisch

Sans dialogues


Écoute



Résumé


Dans La sangre es blanca, Óscar Vincentelli utilise la précision chirurgicale d’une caméra thermique pour supprimer tout le folklore qui entoure la corrida. Ce qui était autrefois un rituel national se transforme en une danse macabre.

L'avis de Tënk


Prologue : les sons d'une fanfare et d'une foule animée annoncent un cérémonial imminent. Dans un noir d'éther, des figures histrioniques attendent et s'agitent au bord d'une piste ; des clowns blancs ? Le titre Le sang est blanc confirme l'absence de couleurs.
Le noir obstiné et d'insaisissables vagues de silence en guise de lever de rideau. À l'apparition des protagonistes, leurs corps se déploient dans un vide sidéral. Les mouvements impriment des passes rythmées, frénétiques, aux bruitages secs et précis : une chorégraphie qui développe, méthodiquement, son rituel de fascination. Dans un silence qui s'enfonce, la mort arrive presque anecdotiquement et s'achève dans un coin de l'image. Un pauvre salut et rideau.
Noir : le son de la foule revient pendant que des figures s'animent pour vider et nettoyer la piste. The show must go on.

 

 

François Waledisch
Ingénieur du son

 

 

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