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78'

France, 2018

Production : Matthieu Quillet

Programmé par Julia Pinget

Français

Anglais


Écologie



Résumé


L’histoire se passe dans une ville de taille moyenne. Il est question d’un lieu, les Tanneries, occupé illégalement par des jeunes en 98, puis légalisé par la mairie en 2000, puis déménagé en 2015. Entre les années 90 et aujourd’hui, dans cette ville, tout un tas de maisons sont squattées, ouvertes au pied de biche et habitées sans droits ni titres. Certaines d’entre elles abritent des gens sans papiers. Il est aussi question du Quartier Libre des Lentillères : 7 hectares d’anciennes terres maraichères à 5 minutes du centre ville, squattées, remises en cultures et maintenant habitées par une centaine de personnes. “Une certaine envie de victoire, que ce ne soient pas que des utopies. Ok, on a des idées révolutionnaires, mais comment elles ne restent pas juste dans un entre soi, comment on les partage avec des gens, et comment on n’est pas mis en défaite?”

L'avis de Tënk


"Pied de biche" ouvre sur des possibles. Au premier abord, le film restitue la manière dont des collectifs, inscrits dans la mouvance libertaire, créent, fabriquent, pensent et luttent depuis un territoire, ici une ville moyenne française : Dijon. Film militant, soit. Mais pas que. "Pied de biche" donne aussi à voir une géographie des luttes. En "quelques éclats de vie par effraction" s'expose une dynamique alternative en milieu urbain, une autre manière de faire la ville, de vivre sur un territoire. Du maraîchage à l’accueil de migrants, un ensemble de pratiques deviennent alors outils politiques et inventent un savoir-habiter où le lien à l’autre et à l’espace prennent une toute autre épaisseur.

Julia Pinget
Réalisatrice

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