Résumé
Dans les années 70, les femmes de ménage de l’université catholique de Louvain mettent leur patron à la porte et créent leur coopérative de nettoyage, Le Balai libéré. 50 ans plus tard, le personnel de nettoyage de l’UCLouvain rencontre les travailleuses d’hier : travailler sans patron, est-ce encore une option ?
L'avis de Tënk
Action collective, justice sociale, émancipation, transmission entre générations, dignité des classes populaires… Non, vous n’êtes pas au cœur d’une réunion de réécriture du projet d’un centre social, mais bien en train d’écouter la rencontre profondément humaine et politique entre « les anciennes » d’une société de nettoyage, ayant fait le pari de gérer elles-mêmes leur entreprise et les actuels salariés, témoins et acteurs de leurs époques respectives.
Un documentaire qui rebooste et rappelle que parfois, c’est en sortant des rails que la force du collectif s’exprime et que le poids d’une période est plus léger quand la solidarité fait force.
François
Salarié au centre socio-culturel Montagne-Verte (Strasbourg)
Accompagner sa séance
Outils
Liens ressources
-
Le dossier de presse du film.
-
Le Balai libéré, une analyse en éducation permanente, par le centre culturel Les Grignoux.
-
Un exemple moderne de mobilisation du personnel de ménage à Sciences Po Paris (Les Pieds sur Terre - France Culture).
Pourquoi projeter ce film ?
Découvrir une expérience de coopération
Le film permet de découvrir comment une coopérative s’est mise en place dans les années 1970 et comment elle a réussi à fonctionner pendant 14 ans. Une expérience collective qui invite à réfléchir à d’autres façons d’organiser le travail.
Réfléchir à l’autogestion et à l’émancipation au travail
Le film montre comment l’autogestion et la coopération peuvent transformer les relations de travail, en donnant davantage de place aux salarié·es, à leurs compétences et à leur capacité à prendre des décisions collectivement.
Favoriser le dialogue intergénérationnel
La rencontre entre les témoignages d’hier et d’aujourd’hui permet de s’interroger sur l’évolution des conditions de travail dans un même lieu, à 50 ans d’écart. Et d'en faire émerger un échange entre les générations.