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36 jours
82 min
Algérie, France, 1978

Production : Ali Akika, Anne-Marie Autissier
Arabe, Français
Français

Années 70 : des images se lèvent



Résumé


Dans l’avion qui les ramène d’Alger se croisent un travailleur algérien qui revient à son travail en France et une jeune fille algérienne née en France venue visiter son pays pour la première fois. Ils se perdent de vue puis se retrouvent. Chacun d’eux évolue dans un univers différent et doit faire face à des problèmes propres à sa condition. À travers le cheminement parallèle des deux personnages, ce film militant, parfois proche du documentaire, entend susciter la prise de conscience de problèmes sociaux et politiques.

L'avis de Tënk


« On est morts dans notre pays et on meurt encore ici. L’Algérie est libre, mais pas les travailleurs. » Pour dénoncer les dominations de race et de genre dans la France des années 1970, Akika et Autissier veulent « faire entrer le souffle de la vie dans le cadrage, au lieu de l’emprisonner dans le réel ». C’est donc aux frontières de la fiction et du documentaire qu’ils réalisent ensemble Voyage en Capital en mettant en scène deux histoires parallèles de l’exil algérien en France. « Retrouver un lyrisme collectif est très important pour le cinéma militant ». Par la simplicité de sa mise en scène, l’extrême sensibilité des personnages, et la justesse de ses dialogues reconstitués, ce film, d’une grande douceur dans sa gravité, célèbre la solidarité, l’amitié, la force du collectif, la résistance et le dialogue. C’est le portrait de luttes croisées : on y rejoue les grèves des foyers Sonacotra, les réunions des Comités Palestine, les cours d’alphabétisation, sans oublier les combats féministes. Un film méconnu, comme l’est l’œuvre à (re)voir de Autissier et de Akika.

 

Léa Morin
Programmatrice et chercheuse indépendante, Talitha

 

 

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