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93 min

Japon, 1974

Musique originale : Tokiko Kato Production : Shisso Production

Programmé par Éva Tourrent

Contenant des scènes de nudité, ce film est déconseillé aux moins de 18 ans.

Japonais

Français, Anglais


Amours, des chemins buissonniers



Résumé


Dans “Extreme Private Eros: Love Song”, le photographe et réalisateur Kazuo Hara dresse un portrait provocant et décalé de son ex-compagne Miyuki Takeda. Il la suit dans ses nouvelles relations à Okinawa (d’abord avec une femme puis avec un GI américain noir), quand elle donne la vie à un enfant métis et plus largement dans sa la vie de féministe déclarée dans le Japon des années 70. Le son désynchronisé et la photographie à l’épaule de Hara créent un cinéma intime en phase avec la radicalité de son personnage.

L'avis de Tënk


En nous livrant cet incroyable portrait, Kazuo Hara n’épargne personne, y compris lui-même. Sa caméra 16mm se retrouve prise au milieu des sentiments de celle qu’il aime encore et des expérimentations radicales de celle-ci. D’une séquence de dispute entre Miyuki et sa nouvelle compagne jusqu’à son accouchement seule et sans aide, on accède sans angélisme à l’intimité d’une femme qui cherche à être libre. La façon de filmer les corps et de nous donner à voir ces scènes rarement vues laisse un empreinte durable. D’Okinawa à Tokyo, des clubs fréquentés par les soldats afro-américains jusqu’à une communauté de femmes autogérée, Miyuki nous questionne : qu’est-ce qui est normal ou anormal ? Peut-on devenir mère sans avoir besoin des hommes ? Difficile de se dire que ce film va bientôt avoir 50 ans, tant ce qu’il soulève bouscule encore aujourd’hui les normes de l’amour, du couple et de la famille.

Éva Tourrent
Responsable artistique de Tënk

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