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130 jours
65 min
Belgique, 1972

Production : Chant Productions

Ce film est sans son.

Sans dialogues



Résumé


Film sans récit, Hôtel Monterey est constitué de la description fragmentaire et occasionnelle de cet hôtel pour pauvres et clochards, aujourd’hui disparu. Du hall au dernier étage en s’élevant au moyen de l’ascenseur. Plans fixes sur les couloirs, très lents travellings avant et arrière se focalisant sur les portes et les fenêtres…

// Collections CINEMATEK - © Fondation Chantal Akerman

L'avis de Tënk


Les films de Chantal Akerman, certains du moins, car son œuvre est si variée qu’il serait hasardeux de trop généraliser, s’attachent à mettre en leur centre ce que le cinéma majoritaire s’applique à reléguer à l’extérieur. Ainsi d’un rapport au temps (pourquoi voudrait-on « ne pas voir le temps passer » ? disait-elle), au hors-champ (on pourrait dire que Jeanne Dielman est constitué de tout ce qui aurait été habituellement coupé au montage), ou ici, aux vides, aux creux, au silence.

À New York, en compagnie de Babette Mangolte, la cinéaste découvre le cinéma d’avant-garde, et notamment La Région centrale (Michael Snow, 1971), expérience fondatrice suite à laquelle, Akerman à la réalisation, Mangolte à l’image, elles réalisent coup sur coup La Chambre et Hôtel Monterey. Influencé par le cinéma structurel, Hôtel Monterey est le récit d’un lieu, un voyage vertical qui prend le temps, du hall d'entrée jusqu'au toit de l'immeuble, d'une traversée de chambres en couloirs, derrière des portes closes ou dans des enfilades, de faire éprouver une atmosphère. Un film social, lui dira sa mère. 

 

Chloé Vurpillot
Chargée de diffusion pour Ardèche Images

 

 

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